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Visions lointaines

Wednesday, November 5, 2008

La reconversion professionnelle, acte I le Fongécif

Après plusieurs essais, l’idée de passer par un Fongécif nous est venue. Le Fongécif est un organisme paritaire qui collecte des fonds auprès des entreprises, ces fonds étant destinés à la formation professionnelle. Cet organisme est géré régionalement (nous dépendions du Fongécif Île de France), mais la formation de reconversion peut être effectuée partout en France.

Avant de monter un dossier, il est essentiel de comprendre que pour que cela aboutisse il faut vraiment se mettre dans l’optique d’un vrai projet pour une vraie évolution de carrière : si le projet a pour objet de changer votre vie professionnelle, alors le train est sur la bonne voie de départ. A l’inverse, s’il s’agit juste d’une recherche d’amélioration ou d’approfondissement de compétences, d’un besoin passager de faire une pause professionnelle et de prendre quelques mois de recul, alors on peut être dubitatif sur la future réponse qui sera donnée à la demande. Mieux vaut dans ce cas se tourner vers d’autres approches comme la valorisation des acquis professionnels, le bilan de compétence ou une formation professionnelle en parallèle des activités professionnelles, voire des vacances prolongées.

Dans notre cas, les motivations étaient profondes, tant professionnellement que familialement, car il s’agissait non seulement de changer de profession, mais aussi de région puisque le constat sur l’impact du stress de l’Ile de France sur notre famille et notre santé était sans appel : il fallait partir et changer, sans quoi nous allions au crash. Mais du coup, le challenge était deux fois plus élevé puisqu’il s’agissait de monter deux dossiers et non pas un, et de savoir ce que nous ferions si l’un était accepté et pas l’autre.

Nous avons donc commencé à réfléchir à nos dossiers vers l’été 2007 : réflexion sur notre situation professionnelle, sur ce que nous étions prêts à abandonner pour changer de vie (notre situation était financièrement confortable), sur ce que nous attendions de ce futur changement de vie, sur les obstacles que nous pouvions anticiper. Au final, la solution a été une question d’opportunité.
Vanessa mon épouse souhaitait depuis longtemps entreprendre quelque chose tournant autour de la décoration et avait déjà tenté une reconversion par un Fongécif quelques années auparavant (refusé à l’époque). Son projet pouvait être mené partout en France et ne posait qu’un problème de solvabilité à court terme.
De mon côté, les choses étaient moins précises. J’avais déjà changé une fois de vie en passant d’enseignant/chercheur à ingénieur puis consultant dans une SSII et il ne m’apparaissait pas évident d’oublier un savoir et un savoir-faire bien consolidés pour une nouvelle aventure. L’idée de créer une nouvelle entreprise ne m’était pas naturelle (je n’ai cela ni dans mes gènes ni dans mon éducation) et le fait que nous démarrions tous deux une nouvelle vie professionnelle n’encourageait pas à prendre des risques dans ce sens.
Finalement, la solution nous a été donnée par l’opportunité de reprendre la PME bretonne de mon beau-père associé à une formation qui semblait semblait avoir été totalement crée pour nous : un master (3ème cycle) Entreprendre, Créer, Reprendre une entreprise à Sup de Co Brest. Mobile et opportunité, il ne nous restait plus qu’à passer à l’acte. Le début du montage du dossier a donc commencé à l’automne 2007.

posté par Philippe à 5:14 pm  

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