Blog Personnel

Visions lointaines

Sunday, June 22, 2014

Les histoires de Chloé

Chloé a écrit ces histoires merveilleuses et romans policier.

Les histoires de ChloeLes histoires de ChloeLes histoires de ChloeLes histoires de Chloe

posté par Philippe à 8:22 pm  

Saturday, June 16, 2012


posté par Philippe à 7:25 pm  

Saturday, June 16, 2012

Chloé rend visite au maire de Plougonvelin avec sa classe

Article du Télégramme de brest

La classe de CE1 de l’école du Sacré-Coeur a rencontré, vendredi, Israël Bacor, le maire, afin de connaître sa fonction au sein de la commune, l’organisation d’une mairie mais aussi afin de mieux connaître les symboles de la République. C’est la première fois qu’une classe va à la rencontre du maire. Il a encouragé cette initiative et dit vouloir se rendre davantage disponible pour aller dans les écoles de la commune, àla rencontre des jeunes, afin de dialoguer sur les sujets qui les intéressent.  

posté par Philippe à 7:23 pm  

Saturday, April 7, 2012

La première histoire de Chloé

La première histoire de Chloé
posté par Philippe à 2:29 pm  

Monday, January 17, 2011

Bonne année 2011 à tous

… et j’espère re-publier un peu plus souvent en 2011 que je ne l’ai fait en 2010 !

posté par Philippe à 11:50 am  

Saturday, August 15, 2009

Presque un an déjà

Nous sommes arrivés en Bretagne en septembre dernier, voici presque un an.

Les premiers mois ont constitué un changement radical de vie, d’abord consacré à nous requinquer. La vie parisienne était décidément épuisante et la redécouverte des ballades en vélo a été quelque peu limitée par nos mollets fatigués. Aujourd’hui, nous pédalons allègrement même si les filles nous encouragent souvent d’un “plus viiiite” !

Reprendre le rythme de l’école n’a pas été aussi facile qu’attendu : faire du travail scolaire le soir n’a plus le même charme qu’il y a 20 ans ! Nous nous sommes aussi rendus compte de l’évolution de notre façon d’apprendre : l’intuition et l’expérience remplacent très avantageusement le bachotage. Tant mieux. Sans compter que nous pouvions échanger avec les filles sur notre journée à l’école ; finalement la maternelle et l’école de commerce, c’est toujours l’école…
Et puis nous avons maintenant le temps de découvrir le Finistère, la circulation n’étant limitée que par quelques tracteurs. Quel changement aussi de finir sa journée à la plage plutôt qu’épuisé devant la télé !

Nos sociétés, Papillon Déco & Com et Auris Solutions, ont été créées en mai, avec un peu de retard. Mais nous serons fin prêts pour le vrai démarrage en septembre, dernier mois de notre fongécif qui aura été une fantastique aide pour ce changement de vie.

La République a du bon, beaucoup de bon malgré l’air du temps individualiste.

posté par Philippe à 10:50 am  

Saturday, February 28, 2009

La reconversion professionnelle, constitution du dossier Fongécif, acte III

Cela se précise. Mais tout d’abord, quelles vont être les grandes étapes du projet ?

  • Définir le projet professionnel et choisir la formation
  • S’informer sur le CIF des salariés en CDI
  • Demander l’autorisation d’absence à son employeur
  • Constituer le dossier de demande de prise en charge financière
  • Attendre l’examen du dossier par la commission paritaire (s’informer, relancer si nécessaire
  • Suivre la formation
  • Terminer la formation et entreprendre la nouvelle activité

Nous en étions au stade 2/3 et trois bons mois étaient déjà passés, ce qui est une leçon importante à retenir : monter un tel dossier prend du temps, beaucoup de temps. Notre objectif initial était de présenter nos dossiers en décembre, le challenge s’annonçait difficile, d’autant plus qu’il est nécessaire d’envoyer le dossier au moins quatre mois avant le début de la formation, soit en mai 2008 au plus tard pour nous.

Qu’allions-nous mettre dans nos dossiers ?

Tout d’abord, le vrai point de départ administratif est l’autorisation de l’employeur, Si l’employeur n’est pas d’accord, cela peut retarder votre projet et vous faire manquer une année. Le refus peut être justifié par une non-possibilité de trouver une solution à votre absence. La meilleure façon d’éviter cela est de s’y prendre très à l’avance (presque un an avant notre départ en formation prévu pour notre cas). Il a au plus 30 jours pour vous donner sa réponse. Exemple de lettre de demande d’absence :

A Mon-Adresse le 01/01/01

Entreprise SA Mon Ancien Boulot

rue des salariés, 75000 Paris

A l’attention de Monsieur, (Madame)

Objet : demande d’autorisation d’absence dans le cadre d’un CIF

Monsieur, (Madame,)

J’ai l’honneur de vous demander une autorisation d’absence pour suivre, dans le cadre d’un Congé Individuel de Formation (art R 931-1 du Code du travail),la formation suivante : “Une super formation” (intitulé de la formation), dispensée par l’organisme “Une super écolde” (nom et adresse de l’organisme de formation).Cette formation se déroulera du “31/09/08″ au “31/09/10″ (début et fin de formation), pour une durée totale de “XXX” heures, à raison de “35″ heures par semaine (ou par mois).

Je formule cette demande sous réserve de la confirmation de mon admission par l’organisme de formation et du financement de mon projet par le Fongecif Île-de-France.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur,(Madame,) l’expression de ma considération distinguée.

Signature

C’est tout. Bien sûr, nous avions eu un entretien direct avec nos patrons pour discuter en direct de nos projets. Finalement, après un temps de surprise, nos initiatives ont été jugées avec bienveillance : cette volonté de changer de vie interpelle les gens autour de vous, cela les amène à réfléchir sur leur propre vie, leurs envies.

Ensuite un élément essentiel : la lettre de motivation qui décrit les objectifs du projet de façon claire et précise. Cette lettre de motivation a pour objet de présenter votre projet professionnel à la commission paritaire d’examen. Elle est à rédiger sur papier libre ; tapée ou manuscrite ; sous la forme de votre choix (paragraphes, tirets…).

Cette lettre n’étant pas un roman, il faut aller droit au but (la présentation doit être rapide), synthétique (2 pages suffisent, plus peuvent nuire). Le ton doit être positif et dynamique (éviter de critiquer l’entreprise où vous êtes car ce sera encore la vôtre pendant toute la formation et celle-ci va vous aider pendant cette année). Il faut également être transparent (expliquer ce que vous avez fait préalablement, bilan de compétence, remise à niveau…) et faire la preuve de votre implication personnelle (cheminement de votre projet, rencontre avec des professionnels, etc). Ce point est important : répétez-vous que le Fongécif va vous permettre de changer de vie, cela ne se fait pas à la légère !

Que doit-elle contenir ?

*      la description de votre situation actuelle: nombre d’années en poste, statut…
*      un résumé du parcours professionnel : qualifications, compétences..
*      la présentation de son projet professionnel (comment est-il né ? Qu’allez-vous faire pour le réaliser…)
*      les raisons pour lesquelles vous souhaitez faire cette formation
*      la description de vos perspectives et souhaits d’évolution
*      il faut également faire le lien entre le poste ou le métier visé et votre situation actuelle, montrer les compétences que vous souhaitez acquérir et en quoi la formation visée répond à vos attentes.
*      Enfin, il faut mettre en avant les débouchés de la formation : finalement ce qui compte vraiment c’est l’après formation, celle-ci n’étant que le moyen.

Parallèlement, il faut éviter les doux rêves et les conseils des potes (on m’a dit que et autres amis d’enfance qui ont fait un Fongécif). C’est votre projet, du solide, du réfléchi !

Peut-on tout dire ?

La lettre de motivation est confidentielle alors il ne faut pas hésiter à dire ce qui est nécessaire et important. Il faut donc jouer la transparence et donner le maximum d’informations. Mettez en avant les points positifs de votre projet mais ne cachez pas les obstacles que la commission pourraient repérer. S’il y a un obstacle, il faut tracer un début de solution et montrer le bien-fondé de votre demande.

Il faut également joindre des éléments décrivant la formation (description des cours, niveau, classement, plaquette de l’école, …). Des éléments plus administratifs sont également nécessaires :

- Numéro de déclaration d’activité de l’organisme de formation.
- Mode d’enseignement
*      Cours magistraux dans les locaux de l’ESC Brest pour nous
*      Stage en entreprise : en trouver un (cela peut se trouver pendant l’année)
*      Acceptation par l’organisme de formation et date d’acceptation : lettre ESC Bretagne Brest nous donnant les résultats du concours de sélection dans notre cas
*      date de début des cours
*      calendrier des cours (durée et rythme sur un an, c’est un élément important car la formation doit correspondre à un temps plein de travail)
*      Coût de la formation

On vous demandera aussi vos douze dernières fiches de paie. C’est important car ce sera la base sur laquelle vous serez payés pendant la formation. Cependant, il est très difficile d’estimer combien vous serez réellement payés tant le calcul est compliqué. En effet, si le Fongécif vous accepte à hauteur de 90% de votre salaire par exemple, cela inclut les charges, vos vacances mais aussi des périodes de stage qui ne sont pas comptées à temps plein. En fait, en nous y mettant à deux avec ma DRH, nous avions estimé que cela devrait faire 75% du salaire net (mais l’entreprise peut éventuellement vous aider). L’année de formation nécessite donc un effort financier non négligeable, ce qui est un point à bien prendre en compte. Ceci implique également un autre point important : vous serez salarié de votre entreprise actuelle pendant toute la formation, c’est votre employeur qui vous paiera et qui sera remboursé ensuite par le Fongécif. Au terme de la formation, il vous appartiendra de démissionner (ou de prendre un congé sans solde si cela a un sens).

Doit-on joindre des documents complémentaires ?

Oui, s’ils appuient votre démarche et montrent que votre projet tient la route. En ce qui nous concerne, presque à chaque fois que nous avons rencontré des personnes pour notre projet, nous leur avons demandé une lettre appuyant notre démarche (CCI, Chambre des Artisans, Responsable de la formation, Patron de l’entreprise à reprendre, Responsable d’association accompagnant les reconversions, etc). C’est une bonne manière de montrer à travers vos démarches que votre engagement est profond, réfléchi et que vos interlocuteurs ne vous ont pas pris pour des rêveurs. Mais il faut que ces lettres sont en rapport avec votre projet : le député ou le maire du village ne seront pas d’une grande aide dans la majorité des projets.

Vous pourrez trouver sur le site du Fongécif dont vous dépendez toutes les informations nécessaires à la constitution de votre dossier.

Finalement, nos dossiers ont été prêts en février après un léger contre-temps dû à un changement de date de la part de l’école.

posté par Philippe à 7:40 pm  

Saturday, December 20, 2008

La reconversion professionnelle, préalables au dossier Fongécif, acte II

Le montage du dossier, tant sur la forme que sur le fond, est important, et il prend du temps. Il faut en effet préalablement comprendre sur quels critères sera jugée la demande. Les critères peuvent varier un peu d’une année sur l’autre et d’une région à l’autre, mais globalement, on peut retenir les éléments suivants (pour un demandeur en CDI) :

Éligibilité au Fongécif de salariés en CDI

LE CONGE INDIVIDUEL DE FORMATION (CIF) POUR LES SALARIES SOUS CONTRAT A DUREE INDETERMINEE (CDI)

  • Vous êtes salarié en contrat à durée indéterminée (CDI), de droit privé
  • Vous travaillez dans une entreprise rattachée à la région où sera déposée la demande
  • Vous souhaitez compléter votre formation et acquérir une qualification ou un diplôme
  • Vous envisagez de changer d’emploi ou de filière professionnelle
  • Vous désirez évoluer dans votre métier et donner un nouvel élan à votre carrière
  • 24 mois, consécutifs ou non, d’activité salariée dans une entreprise du secteur privé dont 1 année dans l’entreprise qui vous emploie actuellement en contrat à durée indéterminée.
  • Délai de franchise respecté ? Il varie de 6 mois minimum à 6 ans maximum.
    nombre d’heure du précédant CIF/12 = nombre de mois de délai de franchise
  • Demande d’absence à faire auprès de l’employeur au moins 4 mois avant le début de la formation.

Critères généraux favorables au dossier

  • N’a jamais bénéficié d’un CIF
  • Salarié de plus de 40 ans (41 ans à la fin de la formation)
  • Niveau de formation inférieur ou égal au BAC
  • Salarié appartenant aux CSP les plus modestes
  • Salarié d’une PME (moins de 250 employés)
  • Salarié ayant un projet de reconversion
  • Critères sur la formation favorables au dossier
  • Formation certifiante, diplômante, qualifiante
  • Formation adaptée et de qualité
  • Formation ne faisant pas suite à une VAE

Critères non-favorables au dossier

  • N’est pas une formation de niveau inférieure ou égale au niveau possédé dans la même discipline
  • N’est pas une formation non sanctionnée par un diplôme, une certification, un titre
  • N’est pas un cumul de formation dans des domaines non cohérents avec le projet
  • N’est pas une formation ne permettant pas d’exercer légalement le niveau visé ou une profession règlementée
  • N’est pas une formation sans stage pratique en entreprise exigé par l’obtention du diplôme
  • N’est pas une formation qui s’apparente aux objectifs que poursuit l’entreprise ou qui répond à une obligation de l’employeur
  • N’est pas une formation relevant d’une reconversion collective
  • N’est pas une formation pluriannuelle réalisable en temps plein ou en 1200h à temps partiel
  • N’est pas un cumul de 2 cycles ou 2 formations

Les critères de rejet a priori sont très simples :
un cumul de formation sans cohérence, ou tout simplement un manque de motivation évident du demandeur !

Au final, en 2002, plus de 7200 projets de CIF ont été acceptés (58% en CDI et 85% en CDD) et financés grâce aux contributions de 42000 entreprises (en Île-de-France).

Comme la très grande majorité des critères étaient respectée dans nos deux cas, nous pouvions nous engager avec optimisme dans la phase de constitution du dossier.

posté par Philippe à 5:16 pm  

Wednesday, November 5, 2008

La reconversion professionnelle, acte I le Fongécif

Après plusieurs essais, l’idée de passer par un Fongécif nous est venue. Le Fongécif est un organisme paritaire qui collecte des fonds auprès des entreprises, ces fonds étant destinés à la formation professionnelle. Cet organisme est géré régionalement (nous dépendions du Fongécif Île de France), mais la formation de reconversion peut être effectuée partout en France.

Avant de monter un dossier, il est essentiel de comprendre que pour que cela aboutisse il faut vraiment se mettre dans l’optique d’un vrai projet pour une vraie évolution de carrière : si le projet a pour objet de changer votre vie professionnelle, alors le train est sur la bonne voie de départ. A l’inverse, s’il s’agit juste d’une recherche d’amélioration ou d’approfondissement de compétences, d’un besoin passager de faire une pause professionnelle et de prendre quelques mois de recul, alors on peut être dubitatif sur la future réponse qui sera donnée à la demande. Mieux vaut dans ce cas se tourner vers d’autres approches comme la valorisation des acquis professionnels, le bilan de compétence ou une formation professionnelle en parallèle des activités professionnelles, voire des vacances prolongées.

Dans notre cas, les motivations étaient profondes, tant professionnellement que familialement, car il s’agissait non seulement de changer de profession, mais aussi de région puisque le constat sur l’impact du stress de l’Ile de France sur notre famille et notre santé était sans appel : il fallait partir et changer, sans quoi nous allions au crash. Mais du coup, le challenge était deux fois plus élevé puisqu’il s’agissait de monter deux dossiers et non pas un, et de savoir ce que nous ferions si l’un était accepté et pas l’autre.

Nous avons donc commencé à réfléchir à nos dossiers vers l’été 2007 : réflexion sur notre situation professionnelle, sur ce que nous étions prêts à abandonner pour changer de vie (notre situation était financièrement confortable), sur ce que nous attendions de ce futur changement de vie, sur les obstacles que nous pouvions anticiper. Au final, la solution a été une question d’opportunité.
Vanessa mon épouse souhaitait depuis longtemps entreprendre quelque chose tournant autour de la décoration et avait déjà tenté une reconversion par un Fongécif quelques années auparavant (refusé à l’époque). Son projet pouvait être mené partout en France et ne posait qu’un problème de solvabilité à court terme.
De mon côté, les choses étaient moins précises. J’avais déjà changé une fois de vie en passant d’enseignant/chercheur à ingénieur puis consultant dans une SSII et il ne m’apparaissait pas évident d’oublier un savoir et un savoir-faire bien consolidés pour une nouvelle aventure. L’idée de créer une nouvelle entreprise ne m’était pas naturelle (je n’ai cela ni dans mes gènes ni dans mon éducation) et le fait que nous démarrions tous deux une nouvelle vie professionnelle n’encourageait pas à prendre des risques dans ce sens.
Finalement, la solution nous a été donnée par l’opportunité de reprendre la PME bretonne de mon beau-père associé à une formation qui semblait semblait avoir été totalement crée pour nous : un master (3ème cycle) Entreprendre, Créer, Reprendre une entreprise à Sup de Co Brest. Mobile et opportunité, il ne nous restait plus qu’à passer à l’acte. Le début du montage du dossier a donc commencé à l’automne 2007.

posté par Philippe à 5:14 pm  

Monday, October 27, 2008

L’histoire d’un nouveau départ

Mon blog sur la société et la politique française ayant migré sur mon nouveau site j’ai décidé d’utiliser cet espace pour vous raconter une expérience que j’ai démarrée avec mon épouse : nous avons tous deux décidé d’entamer une nouvelle vie d’entrepreneur, sur des projets différents, après avoir été salariés pendant presque quinze ans.

Quinze ans, c’est à peu près le temps qu’il nous a fallu pour construire une petite vie au confort bourgeois, un patrimoine pour assurer l’avenir, un salaire qui nous place dans les 20% de français les mieux payés, et une expérience professionnelle qui nous évite le surmenage au travail. Pourquoi alors prendre des risques et plonger dans le vilain monde du patron exploiteur qui vogue de risques en catastrophes ?

D’abord parce que cette vision est évidemment caricaturale et parce que le confort patrimonial d’une vie ne fait pas forcément une vie riche.

La vie parisienne d’abord. Belle capitale riche de son histoire, de ses monuments, de sa culture et de ses spectacles… à condition d’avoir le temps et l’énergie d’en profiter. La vie en région parisienne (en bord de Seine du côté de Poissy, charmant avec ses canards, bernaches et autres ragondins) c’est d’abord se lever à 6h du matin, courir pour petit déjeuner, sortir les enfants de leur lit au chausse-pied à 7h, courir pour les jeter à l’école, courir pour prendre les transports en commun train ou bus voire voiture selon les cas. A ce stade c’est une petite heure pour terminer sa nuit dans un confort aussi variable que relatif. Et si tout va bien, arrivée au travail vers 9h, au plus tard pour le déjeuner si c’est le jour à pas de chance et qu’un banlieusard plus dépressif que les autres a décidé d’en finir en se jetant sous le train.
Voyage inverse le soir, transport en commun, récupération des enfants à la garderie, maison et dernières forces de la journée jetées dans le repas et l’expédition manu militari de la marmaille au lit.

Voilà toute la richesse d’une vie parisienne confortable de cadres parisiens, avec comme seules respirations des vacances, les plus lointaines possibles. Peut-être que si j’avais été célibataire, j’aurais pu m’en contenter, mais voilà, marié avec deux petites filles, une telle vie finissait plus par avoir le goût du gâchis et des choses manquées plus que celui de la réussite de l’honnête homme. Nous sommes marié et nos enfants sont le ciment et une joie toujours renouvelée pour notre couple. J’avais réussi à ne manquer ni le jour de leur naissance, ni de leurs premiers pas, mais comment être sûr d’être là pour les  dessins et poésies ramenés de l’école, les oiseaux qui s’envolent poursuivis par deux enfants qui rient, les premières interrogations sur un monde complexe, incertain mais si enthousiasmant à conquérir ? Je me voyais mal essayant de changer le monde et laisser en jachère mon petit monde à moi.

Le retour en province paru alors s’imposer comme une évidence. Fils de Franche-Comté marié à une bretonne (500 km chacun pour nous rencontrer, il fallait viser juste), nous avons finalement décidé d’aller vers l’océan. Restait à trouver l’opportunité et le lieu de destination. Après quelques tentatives comme une suggestion de création d’une nouvelle agence à mon patron, l’idée a germé d’utiliser la chance qui nous est proposée à tous de changer une fois dans sa vie de profession, avec l’aide de la collectivité. Nous avons monté un dossier de Fongécif, un chacun ce qui était déjà en soit un challenge.

Ce sera l’objet de mon prochain post.

posté par Philippe à 3:48 pm  
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